Bourses de décembre, une mobilisation qui paye !

Bourses de décembre, une mobilisation qui paye !

C’est officiel, l’ensemble des bourses de décembre ont été mises en paiement. Alors qu’une vive protestation s’était soulevée dans les universités contre le manque de moyens pour payer l’ensemble des bourses aux étudiants, le gouvernement a finalement reculé. Alors que la rigueur s’abat sur l’ensemble de la population, le ministère n’a pas eu d’autre choix que d’effectuer une rallonge budgétaire. Certains étudiants ont déjà touché leur bourse. Pour les autres, l’argent arrivera sur leur compte en banque avant les vacances de noël.

Il était temps car nous étions nombreux à nous demander comment payer le loyer, se nourrir, ou même passer les fêtes sans moyens financiers. En effet sur 160 millions d’euros nécessaires pour payer les bourses de décembre, seul 50 millions d’euros étaient disponibles.

Retour sur une bataille syndicale menée par l’UNEF et les étudiants

C’est le retard du versement de novembre qui a mis le feu aux poudres. Alerté par les étudiants, l’UNEF n’a pas mis longtemps à trouver le problème. L’histoire est finalement très simple et se résume en deux mots : rigueur budgétaire.

Par soucis d’économie, le gouvernement avait décidé de ne pas financer la totalité des bourses, espérant peut-être qu’un retard de versement en décembre passerait inaperçu. C’était sans compter sur la difficulté de boucler un budget aussi raboté. Dès le mois de novembre les difficultés de gestion se sont fait sentir.

Le 25 novembre, alors que le conseil d’administration du CNOUS (Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires) débattait de son budget, plusieurs centaines d’étudiants se sont rassemblés, à l’appel de l’UNEF, pour manifester leur mécontentement. Une véritable « holà des CROUS » s’est organisée. Dans chaque académie, les étudiants se sont rassemblés le jour du débat budgétaire de leur CROUS. Ainsi, chaque jour, un nouveau rassemblement a eu lieu.

La mobilisation des étudiants a fini par payer. Une chose est sûre, lorsque les étudiants sont rassemblés pour se défendre ils sont plus forts que la rigueur.

La rigueur une solution pour eux, un problème pour les étudiants

Le premier semestre a été marqué par l’effet boomerang de la crise de 2008. Crise de la dette accompagnée du spectre de la faillite des Etats ont justifié la multiplication des plans d’austérité. En France, deux plans de rigueur se sont abattus sur la population en l’espace de quelques mois.

Pour les étudiants, la rigueur budgétaire s’est matérialisée à travers la taxe sur la santé et les budgets des universités et de la vie étudiante. 21 CROUS sur 28 ont vu leur dotation du ministère baisser. Jamais une baisse aussi importante n’avait eu lieu. Le retard des versements des bourses a plongé 500 000 étudiants boursiers dans la galère.

Le gouvernement nous présente pourtant la rigueur comme seule solution face à la crise. Pour l’UNEF, l’austérité imposée à la population étouffe son pouvoir d’achat et ne laisse aucunes perspectives d’avenir. Au contraire, il faut investir dans l’éducation et dans les services publics afin de relever le niveau de qualification général, et garantir une véritable protection des jeunes durant leur formation et leur insertion professionnelle.

En cas de problème de versement de ta bourse, tu peux contacter ta section locale ou bien envoyer un mail à aidesociale@unef.fr

SOS Examen !

 

Un problème avant, pendant, après tes examens?

Les permanences SOS EXAMENS sont ouvertes du 3 au 16 janvier !
 A Tolbiac : du Lundi au Jeudi de 12h à 14h et le Vendredi de 16h à 18h en B905 (9ème étage ascenseurs jaune, rouge et vert);
A Saint Hippolyte: tout les jours de 11h à 15h dans la Coop’ !

L’UNEF rappeler aux étudiants leurs droits en matière d’examens :

Les droits étudiants  pendant les examens garantis nationalement :

  • La compensation semestrielle:

C’est la méthode de calcul de la moyenne du semestre. Les notes des différentes UE (unités d’enseignement) se compensent (en fonction de leurs coefficients) pour obtenir la moyenne semestrielle.  La compensation semestrielle est obligatoire.

  • La compensation annuelle:

Cela consiste à faire la moyenne du premier et du second semestre pour valider son année.

  • La capitalisation:

Les UE où l’étudiant a obtenu une moyenne de 10 ou plus sont définitivement acquises (donc même en cas de redoublement).

Les notes éliminatoires sont interdites !

Pendant les épreuves :

- Arrivé en retard : L’étudiant doit pouvoir se présenter en principe jusqu’à 1heure après le début de l’épreuve.

- L’anonymat des copies: l’anonymat des copies doit être obligatoirement  assuré lors des épreuves de contrôle terminal.

- En cas d’accusation de fraude:l’étudiant accusé par un surveillant de fraude doit avoir la possibilité de terminer l’épreuve. Le surveillant rédigera un rapport et saisira la commission disciplinaire qui seule peut délivrer une sanction. Nul étudiant ne peut être empêché de terminer son épreuve.

- Spécial étudiants handicapés: les étudiants souffrant d’un handicap peuvent bénéficier d’un tiers temps lors des épreuves.

- « Session balai »: une session supplémentaire doit être organisée par l’université pour les étudiants qui n’auraient pas participé à une épreuve du fait d’un cas de force majeur. Il faut pour cela présenter un justificatif à l’université (maladie, accident, catastrophe climatique…). Ce droit est souvent difficilement mis en œuvre.

- Spécial étudiants salariés: les étudiants salariés ont droit à un congé de formation pour préparer et passer leurs examens (L931-1 code du travail).
Il est nécessaire de faire la demande de congé à son employeur 60 jours à l’avance (R931-1 code du travail), en précisant l’intitulé et la date de l’examen. Il faut également fournir à son employeur un justificatif de présence aux examens.
ATTENTION: le congé « peut » être accordé, il n’est pas de droit.

Après les épreuves

- Consulter sa copie: les étudiants ont le droit de demander à consulter leur copie d’examens et à s’entretenir avec le correcteur. De plus en plus souvent les enseignants organisent une réunion de consultation.

- Le droit à la seconde session: Toutes les universités sont tenues d’organiser une seconde session d’examen (dite de rattrapages). Cette seconde session doit être séparée de la première par une période de minimum deux mois (Arrêté ministériel du 22/04/2002).

- La section disciplinaire: l’étudiant accusé de fraude est convoqué devant la section disciplinaire. Une première fois en instruction, la seconde en jugement. Dans les deux cas, il est possible de se faire accompagné par la personne de son choix. N’hésitez pas à contacter l’UNEF si vous vous retrouvez dans cette situation.

Si tu as des questions ou un souci : Viens nous voir !

Retrouve nous sur facebook

Fiches de révisions pour les étudiants en Droit

unef

Étudiant en Droit ? Viens chercher dès le mercredi 7 décembre les FICHES DE RÉVISION à la Coop’ de l’UNEF !

Ventes tous les jours de 10h à 15h à St-Hippolyte, 1€ pour les adhérents, 3€ pour les non-adhérents.

Si tu n’es pas en droit Unéf est partenaire de reussitefac forum d’étudiant d’échange des cours, créer par la LMDE la mutuelle des étudiants, pour tous!

Retrouve Unéf Paris 1 sur Facebook !

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Les coopératives étudiantes de l’UNEF sont désormais ouvertes à tous !

Grande nouvelle pour la vie étudiante de l’université de Paris 1, la coopérative de l’UNEF rouvre ses portes.
La coopérative a un fonctionnement simple, elle permet de proposer aux étudiants des produits tels que des boissons, des cafés, des barres chocolatées ainsi que du papier, des photocopies gratuites et des fournitures à bas prix ou prix coûtant.

Il y en a 4 à Paris 1:

  • Tolbiac : au 9ème étage à côté du local de l’UNEF (b905 ; 9ème étage ascenseurs rouge) elle sera ouverte du Lundi au Jeudi de 9h à 16h
  • St Hippolyte, le site de Droit, dans le kiosque de la vie étudiante elle sera ouverte tous les jours de 10h à 15h
  •  St Charles, bastion des artistes de Paris 1 au local 164. Les horaires restent à définir et seront affichées dés lundi à St charles

Les coopératives de l’UNEF partent d’un principe simple, fournir gratuitement ou à prix coûtant aux étudiants ce que l’université fait payer, comme les photocopies, les impressions, les boissons, le matériel universitaire… La coopérative a un système à double tarification, avec un prix normal et un prix plus bas pour les adhérents. Cette double tarification s’explique par le fait que les étudiants qui nous donnent leurs confiances en adhérant et en payant leur cotisation, ont un droit de privilège tout naturel dans les services proposés par leur organisation car ils mettent 20€ dans le pot commun.

Les coopératives proposent des services différents selon les sites où elles se trouvent surtout pour celle de St Charles qui proposera surtout des fournitures d’art à prix amoindris par rapport aux boutiques. 

Le 11 octobre : tous dans les rues contre la rigueur et l’austérité

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut.

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année

Car plus nous sommes nombreux plus nous avons de chance d’obtenir de réelles victoires, soutien l’UNEF dés demain en remplissant notre questionnaire tous les jours en B904 et participe à la manifestation du 11 octobre.

Départ à 12h30 de tolbiac et de st hypp ou rendez-vous directement à république à 13h30.

Frais d’inscriptions illégaux de l’IEJ, il est temps de passer des paroles aux actes !

Depuis l’année dernière, l’UNEF a alerté les instances universitaires sur la présence de frais d’inscriptions illégaux à l’IEJ. En effet, à côté des frais d’inscriptions spécifiques à l’IEJ (« droits spécifiques du DU » de 280 €), l’université facturait aux étudiants des droits d’inscriptions universitaires classiques (157 € de « droits de double inscription » en cas d’inscription dans un M1 ou M2). Le 30 juin 2011, au cours du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, le Président de l’université prenait l’engagement solennel de rembourser l’ensemble des étudiants concernés. Malgré tout, à la rentrée, aucune démarche n’avait été engagée en ce sens et les élus UNEF découvraient que ces frais d’inscriptions continuaient d’être facturés aux étudiants (avec une augmentation à 161 €, augmentation des frais d’inscription nationaux faisant). Le 22 septembre 2011, une nouvelle fois interpelé lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire par l’UNEF, le Président s’engageait, de nouveau, à rembourser les étudiants ayant payé ou payant ces frais d’inscription. Malheureusement, à ce jour, toujours aucune information ne nous a été communiquée concernant les modalités de ces remboursements et ni l’IEJ, ni le service des inscriptions administratives ne semble informé du problème. Nous demandons donc à l’université de procéder dans les plus brefs délais à la suppression de ces frais d’inscriptions illégalement perçus et au remboursement de l’ensemble des étudiants concernés