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[1/3] Aucune filière n’est épargnée !

Pénurie budgétaire : je signe la pétition !







Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,

Pour des moyens pour étudier, des diplômes de qualité, je signe la pétition de l’UNEF pour…

LOCALEMENT…
· Une rallonge budgétaire d’au moins 2 millions d’euros pour l’université Paris 1
· De nouveaux locaux pour désengorger l’université Paris 1 (1m²/étudiant aujourd’hui !)

NATIONALEMENT…
· Un cadrage financier et national des diplômes
· Une réforme du modèle de financement des universités

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La rentrée à Paris 1 est difficile : TD bondés, options supprimées, locaux vétustes… L’université Paris 1 est en panne. Et pour cause : face à un déficit de 4 millions d’euros, les mesures d’économies budgétaires se sont enchaînées. En un an, l’administration a décidé de recruter moins de profs, et de réduire le contenu de nos diplômes et formations dans tous les UFR. Aujourd’hui, une université sur deux est confrontée à la pénurie : profs manquants, filières supprimées, sessions de rattrapages menacées, locaux insalubres et même un campus entier fermé comme à Béziers… Paris 1 n’est pas un cas isolé !

Le financement des universités repose aujourd’hui sur leur mise en concurrence. Alors que les moyens supplémentaires devraient viser l’amélioration de nos formations et de nos conditions d’études, ils se font en réalité au détriment des étudiants et de nos diplômes. Pourtant, l’argent existe : l’enseignement supérieur investit plus de 5 milliards d’euros tous les ans pour financer des niches fiscales pour les entreprises ou l’enseignement privé religieux. En période de crise, ces priorités sont contestables.

Avec l’augmentation des bourses que nous avons obtenue pour cette rentrée, nous avons démontré que les choses peuvent bouger ; à condition de nous faire entendre. Alors dès maintenant, pour exiger des moyens pour étudier et des diplômes de qualité, soyons nombreux à nous mobiliser !

AUCUNE FILIÈRE N’EST ÉPARGNÉE

Sous prétexte d’afficher une bonne gestion de ses comptes, l’administration de l’université taille à la hache dans nos formations, avec pour seules conséquences l’augmentation de l’échec et la baisse de la qualité de nos diplômes. Dans chacune de nos filières, le contenu de nos formations a été revu à la baisse. Pour économiser près de deux millions d’euros, l’administration a fermé des TD, des options, voire même supprimé une semaine entière de cours. Petit passage en revue et état des lieux :

     –   HISTOIRE

Suppression de plusieurs groupes de TD (en ancienne et médiévale notamment), 5 pour la L1, 11 pour la L2, ce qui a des conséquences directes pour nos conditions d’études et pour notre sécurité. En effet, dans des salles de maximum 32 étudiants nous sommes plus de 36 ! Par ailleurs, les aires culturelles sont fortement réduites en L2.

     –   DROIT

Suppression de 92 groupes de TD sur toute la licence, ce qui donne lieu à des TDs bondés, alors que nos amphis sont surchargés (de nombreux étudiants assis par terre en amphi de L1 et L2). Comme si tout cela ne suffisait pas, on nous supprime une semaine de cours purement et simplement, avec évidemment le même programme en partiel.

     –   ECONOMIE

Une semaine de cours en moins de la L1 au M1 pour le même programme en partiel ! En L3, les cours d’options de microéconomie et de décision financière sont supprimés. Une réduction drastique du nombre de TDs en C2i.

     –   HISTOIRE DE L’ART

Réduction drastique de la formation professionnelle « Conservation et restauration des biens culturels » (qui débute en L2) : environ 300h par étudiant supprimées en L2/L3, 100h en M1. Pour le reste, en Histoire de l’art, les masters sont très touchés par des suppressions, mutualisations et réductions horaires, pour un total de 644h.

     –   GESTION

Suppression d’une semaine de CM (13 à 12) et de TD (12 à 11au S1 et 11 à 10 au S2 dans certaines matières), avec toujours le même programme de révision pour les partiels. Suppression du cours « marchés européens » en L1, ainsi que de la préparation au C2i.

     –   PHILOSOPHIE

Suppression de plusieurs postes d’enseignants ces dernières années qui donne lieu à des suppressions de TD, les surchargeant davantage. Comme c’est le cas en L2 en TD d’épistémologie, par exemple. Conséquence : le taux d’encadrement en Philosophie est le plus bas du secteur des sciences humaines. Une suppression à noter, « initiation au métier du livre », dans l’UE3 en L3.

     –   AES

En L2, suppression de l’option « Economie de la firme », et mise en place d’un enseignement à distance en C2i une séance sur 2. En L3, au lieu de pouvoir choisir entre «Science politique» et « Politiques économiques » au S1, et entre « Economie sociale » et « Evolution des systèmes économiques» au S2, avec un cours de 39h, nous survolerons les deux cours, revus au rabais à 19,5h.

     –   GEOGRAPHIE

Suppression pure et simple des TDs en C2i, car tout le monde sait que c’est beaucoup plus simple de préparer un diplôme d’informatique sans ordinateur…
Arrêt du dédoublement de certains cours magistraux.

     –   ARTS PLASTIQUES ET CINEMA

Suppression de groupes d’EP en L1 Arts Pla, dans trois M1, dans toute la licence de ciné, en L2 métiers des arts et de la culture… Quant aux Masters Pro, ils auront à leur charge 35h de cours de plus par an que cessera de financer l’université.