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L’organisation des études

Pour un-e nouvel-le étudiant-e, l’organisation de la scolarité dans l’enseignement supérieur peut être déconcertante. En effet la multiplication des filières et l’absence de tronc commun, le découpage des enseignements, les diplômes, les grades ou les crédits sont autant de notions qui ajoutent au manque de lisibilité de l’enseignement supérieur. Et malheureusement ce brouillage des pistes peut avoir des conséquences fâcheuses pour le bon déroulement de nos études. Aussi il est fondamental que chacun-e puisse avoir accès à un maximum d’informations car être informé-e c’est déjà être en capacité de se défendre.

Les rythmes universitaires : la semestrialisation des études

Le premier élément qui peut surprendre un-e étudiant-e, c’est le changement de rythme. Fini les trimestres qui permettait de faire régulièrement le point sur ses acquis et sa progression, désormais toutes les années scolaires sont découpées en semestres. Chaque semestre porte un numéro correspondant à sa position dans le déroulement du grade en cours : les six semestres d’une licence sont appelés S1, S2, S3, S4, S5 et S6, et les quatre semestres d’un master S1, S2, S3 et S4 également. Et à chacun de ces semestres, de nouveaux enseignements commencent, avec de nouveaux profs et parfois de nouvelles matières. Cela implique plusieurs choses. D’abord les vacances scolaires sont moins fréquentes, mais surtout, les étudiants sont livrés à eux-mêmes pendant un temps plus long. En effet, à la différence de l’enseignement secondaire dont chaque trimestre était sanctionné par un conseil de classe, le point d’étape de l’université n’a lieu que deux fois par an, à la fin de chaque semestre. L’examen de validation présente donc un enjeu d’autant plus important et donc angoissant.
C’est pourquoi l’UNEF se bat dans chaque université pour lutter contre ces rythmes non seulement nouveaux mais aussi stressants en plaidant en faveur d’une part importante d’évaluation en contrôle continu, qui permet à chacun-e de maîtriser réellement son travail individuel et sa progression.

Qu’est ce qu’un crédit ECTS ?

Comme nous l’avons vu, l’année scolaire est découpée en deux. Il faut ensuite rajouter à cela le morcellement des enseignements en crédits (ECTS) ou unités d’enseignements (« UE »). Ainsi, à chaque matière correspond un certain nombre de points qui s’accumulent tout au long de la scolarité. A l’origine, ce système de crédit à été créé pour permettre de définir une valeur commune aux enseignements dans toute l’Europe et ainsi faciliter la mobilité étudiante. Le nombre de crédits alloué à chaque matière est censé dépendre du volume horaire mais aussi de la quantité de travail personnel exigée pour valider l’unité d’enseignement. Cependant il est extrêmement difficile de quantifier par un système de points les acquis de chacun et la réalité du crédit relève plus d’une convention peu utile pour les étudiants.
Le crédit est donc plus un outil qui sert de référence européenne pour déterminer des équivalences de diplôme qu’un véritable outil pédagogique pour les étudiant-e-s. Le cadre européen définit qu’une licence correspond à 180 ECTS, et un master 120. Chaque année d’études doit ainsi être sanctionnée par 60 crédits ECTS, et chaque semestre par 30.

Les diplômes et les grades

Le parcours universitaire d’un-e étudiant-e s’organise autour des diplômes qu’il peut obtenir à l’université. Et à chaque diplôme obtenu, correspond un grade, c’est-à-dire la reconnaissance officiel du nombre d’années d’études validées après le baccalauréat. Les principaux diplômes universitaires sont en France au nombre de quatre : le baccalauréat (BAC+0), la licence (BAC+3), le master (BAC +5) et le doctorat (BAC+8).
Pour bien comprendre ce que vaut un grade, il faut se dire que chaque grade permet une reconnaissance par l’État du niveau d’études, et donc de l’emploi auquel on peut prétendre ou encore des concours qu’on a le droit de présenter. C’est l’État qui est le seul apte à reconnaître des grades et donc seuls les établissement autorisés (en général ceux qui dépendent directement du ministère de l’enseignement supérieur) peuvent délivrer des grades. Ainsi, un diplôme délivré par un établissement privé sans accord ou permission de l’État ne permet pas de reconnaître officiellement un niveau d’étude donné. Avant 2002, il existait un grade intermédiaire, le DEUG qui permettait de se voir reconnaitre un grade officiel après deux années d’études. Ce grade a été supprimé par la réforme dite du LMD, qui a profondément modifié l’architecture de l’enseignement supérieur. Le DEUG est cependant toujours délivré à Paris 1 après deux années d’études, mais sa valeur est quasi-nulle.

LMD

Les cursus universitaires

Si les grades reconnaissent officiellement le nombre d’années d’études validées, les étudiant-e-s peuvent tout de même choisir plusieurs voies. Ainsi, au même grade correspondent différents diplômes et différents choix de cursus. Ainsi, un étudiant peut choisir une licence dite généraliste qui est orientée vers la poursuite des études universitaires ou une licence professionnelle. De la même façon on trouve des Masters professionnels qui s’achève sur un stage et dont l’objectif est tourné vers un emploi à niveau Bac +5, ou un Master de recherche sanctionné par un mémoire et ouvrant la voie au doctorat.
Un point fondamental est l’accessibilité de chacun de ces cursus. En effet, certains établissements sont tentés de sélectionner leurs étudiants pensant s’assurer ainsi de meilleurs résultats ou une meilleure réputation. Pourtant en France, et malgré de nombreuses tentatives à chaque fois mises en échec par les étudiant-e-s, il n’existe pas de sélection à l’entrée de l’université. Un-e étudiant-e qui a son baccalauréat a donc le droit de s’inscrire dans la licence de son choix. De la même façon, un-e licencié-e doit pouvoir s’inscrire dans un master qui lui convient sans avoir à franchir d’autre barrière sélective que la validation de sa licence. Cela est particulièrement important car l’absence de barrière sélective à l’entrée de chacun de ces cursus garantit que chaque étudiant-e qui a validé ses examens peut continuer sa formation, qu’ille ait de meilleurs résultats que les autres ou non.

Les doubles cursus

Le double cursus s’adresse aux étudiants qui souhaitent suivre deux cursus différents aux cours d’une même année universitaire (exemple: Licence 1 Histoire + Licence 1 Droit). Ces doubles cursus permettent d’obtenir non pas un mais deux diplômes par grade. L’intérêt y réside dans l’aménagement des emplois du temps et des examens pour les étudiant-e-s inscrit-e-s. Attention toutefois : ces doubles cursus sont très sélectifs et la charge de travail y est importante. De plus, le redoublement n’y est pas de droit (malgré l’opposition de l’UNEF) et on peut vite se faire réorienter vers une licence simple.

À Paris 1

L’offre de formation de Paris 1 est pléthorique : répartie au sein de quatorze UFR, neuf centres et instituts et comprenant cinq domaines de formations, elle fait de notre établissement la plus grande université pluridisciplinaire de France ! Seuls lui manquent les sciences dures, les études de santé, de STAPS et les DUT.

Cinq grands domaines de formation : Droit, sciences politiques et sociales – Économie et gestion – Mathématiques informatiques et applications – Arts – Sciences humaines et sociales.

Les licences se déclinent en mentions et parcours à l’intérieur d’un domaine. par exemple : licence sciences humaines et sociales mention histoire parcours histoire de l’art et archéologie.
Les bi-licences (à ne pas confondre avec les double-licences) sont des cursus aménagés dans deux disciplines et sanctionnés par un diplôme unique. Par exemple : la licence droit-gestion.
Les licences professionnelles en un an accessibles après bac+2 peuvent représenter une opportunité pour les étudiant-e-s envisageant des études courtes immédiatement professionnelles ; Paris 1 en propose quatre.
Des parcours professionnels débutant en L3 sont proposés dans certaines filières. C’est le cas en gestion, économie, arts…
Des cursus bi-nationaux sont proposés en droit : les années L1 et L2 se préparent à l’étranger.
Licences bi-disciplinaires, bi-nationales, professionnels ou parcours professionnels de L3 recrutent selon des modalités particulières. Renseignez-vous auprès du SCUIO.

Les masters se déclinent en mentions et spécialités à l’intérieur d’un domaine, par exemple ; master d’économie, gestion mention économie appliquée spécialité transports internationaux. La première année de master est accessible de plein droit aux titulaires d’une licence dans un domaine compatible, après avis d’une commission pédagogique pour tous les autres cas. Les étudiant-e-s s’orientent en fin de première année vers le master recherche ou le master professionnel. L’accès à la deuxième année de master n’est pas automatique et se fait sur examen du dossier et entretien ou selon des modalités propres à chaque UFR (test, examen d’entrée, note de synthèse…).

Le doctorat sanctionne un travail de recherche mené dans le cadre d’une équipe universitaire, un organisme de recherche ou une entreprise. Il s’obtient après la soutenance d’une thèse.

Tous les enseignements sont dispensés dans :

  • 14 UFR :
    UFR 01 : Droit, administration et secteur public
    UFR 02 : Économie
    UFR 03 : Histoire de l’art et archéologie
    UFR 04 : Arts plastiques et sciences de l’art
    UFR 05 : Droit des affaires
    UFR 06 : Gestion et économie d’entreprise
    UFR 07 : Études internationales et européennes
    UFR 08 : Géographie
    UFR 09 : Histoire
    UFR 10 : Philosophie
    UFR 11 : Science politique
    UFR 12 : Travail et études sociales, AES et droit social
    UFR 26 : Études juridiques générales
    UFR 27 : Mathématiques et informatique
  • 9 centres et instituts :
    – Centre d’éducation permanente (CEP)
    – Institut d’administration des entreprises (IAE)
    – Institut de démographie de l’université Paris 1 (IDUP)
    – Institut d’études du développement économique et social (IEDES)
    – Institut de recherche et d’études supérieures du tourisme (IREST)
    – Institut des sciences sociales du travail (ISST)
    – Institut des assurances de Paris (IAP)
    – Institut d’études judiciaires (IEJ)
    – Centre de recherche sur l’Union européenne (CRUE)

Vous pouvez retrouver la liste exhaustive des diplômes dispensés par Paris 1 en cliquant ici. N’hésitez pas non plus à visiter le site internet de l’université, section Formations.