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[Pétition] Pour qu’« examens » ne rime plus avec « argent en moins » !

La précarité étudiante progresse en France, comme celle d’une grande partie de la société. À l’heure où près d’un-e étudiant-e sur deux est obligé-e de se salarier pour payer ses études, où le coût de la vie étudiante augmente chaque année (+2% à la rentrée 2014, quatre fois plus que l’inflation) et où les frais d’inscription à l’université suivent la même pente ascendante, chaque dépense a son importance.

◊ Paris 1 est l’université qui offre le moins d’espace à ses étudiant-e-s en France (moins d’1m² par étudiant-e), et cela se voit particulièrement en période d’examens. Les locations de centres d’examens à Arcueil ou Lognes, faute de place dans nos centres d’études, non contentes de coûter de l’argent à l’université, obligent beaucoup d’étudiant-e-s à payer des sommes importantes pour aller composer.
Avec un pass Navigo zones 1-2, il faut débourser 8,1€ pour un aller-retour à Lognes ! Exemple concret : un-e étudiant-e en L3 Droit parcours droit public peut selon ses choix d’options de ce semestre avoir examen lors de six jours différents à Lognes. 12 billets seraient nécessaires, ce qui coûterait en achetant un carnet de 10 et deux billets simples…40,50 euros !
C’est un budget équivalent à une dizaine de repas pris à l’extérieur que cet-te étudiant-e devrait dépenser juste pour aller passer ses examens.

Si la région Île-de-France a enfin annoncé la mise en place de la carte Imagin’R à tarif unique (35€ par mois pour toutes les zones), vieille revendication de l’UNEF, pour la rentrée prochaine, il faut se rappeler que tou-te-s les étudiant-e-s n’ont pas de pass de transport, soit par précarité financière, soit par proximité avec leur lieu d’études.
Nous demandons à l’université Paris 1 d’engager des négociations avec le STIF et la RATP afin de permettre à ses étudiant-e-s de ne pas avoir à payer pour aller composer.
Cela pourrait se faire en lien avec les autres universités de région parisienne concernées sur le modèle du bon de transport fourni aux participant-e-s à la JDC (ex-JAPD). Les étudiant-e-s payant déjà leur abonnement de transport n’auraient pas besoin de l’utiliser, et les autres économiseraient plusieurs dizaines d’euros.
Nous demandons également à ce que l’université rembourse les étudiant-e-s qui ont dû payer pour aller composer ce semestre via un FSDIE spécial. Ce fonds budgétaire d’aide aux étudiant-e-s n’est jamais épuisé totalement à la fin de l’année universitaire.

◊ Jusqu’au 16 avril il existait deux systèmes pour consulter ses copies d’examen :
– en sciences économiques et juridiques des sessions de consultation des copies étaient organisées avec le/la professeur-e de la matière. Toute consultation en-dehors de ces horaires était impossible à moins de payer une petite somme d’argent pour que le secrétariat fournisse la photocopie.
– en sciences humaines les copies étaient mises à disposition des étudiant-e-s sur des tables situées au sein des secrétariats. Chaque étudiant-e cherchait sa copie et pouvait repartir avec si ille le souhaitait.

L’UNEF demandait alors que le système en vigueur en sciences humaines soit étendu aux autres UFR.
Hors, en CFVU du 16 avril a été rappelé au cours d’un débat sur cette question que la conservation des copies d’examens était une obligation légale (car considérées comme archives nationales). La manière de fonctionner de la Coordination des Sciences Humaines était donc illégale, et pour permettre aux étudiant-e-s d’emporter chez elleux une trace de leurs partiels, le CA de l’université a pris il y a une quinzaine d’années la décision de photocopier sur demande les copies, et de faire payer les étudiant-e-s pour cela. L’UFR 26 demande par exemple 0,25 centimes par page, soit 1,5€ pour une copie-double et demie.
Le même problème se pose que pour les transports, débourser 1,5€ fois 6, 7 ou 8 partiels n’est pas une dépense anodine.
Nous demandons au Conseil d’Administration de revenir sur cette décision et de permettre à tou-te-s les étudiant-e-s d’obtenir gratuitement les photocopies de leurs examens.

Pour soutenir ces revendications, signe la pétition !

Pour qu'« examens » ne rime plus avec « argent en moins » !







Pour que la période d’examens, souvent synonyme de stress et de pression cesse d’être un moment difficile pour nos finances, demandons :

◊ à l’université Paris 1 qu’elle engage des négociations avec le STIF et la RATP afin de permettre à ses étudiant-e-s de ne pas avoir à payer pour aller composer. Cela pourrait se faire en lien avec les autres universités de région parisienne concernées sur le modèle du bon de transport fourni aux participant-e-s à la JDC (ex-JAPD).
Nous demandons également à ce que l’université rembourse les étudiant-e-s qui ont dû payer pour aller composer ce semestre via un FSDIE spécial. Ce fonds budgétaire d’aide aux étudiant-e-s n’est jamais épuisé totalement à la fin de l’année universitaire.

◊ au Conseil d’Administration de revenir sur la décision qu’il a pris il y a une quinzaine d’années et de permettre à tou-te-s les étudiant-e-s d’obtenir gratuitement les photocopies de leurs examens.

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