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L’UNEF obtient le financement de la deuxième étape de la réforme des bourses.

Le lundi 30 juin, le ministre de l’Education Nationale, Benoit Hamon, et la secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur, Geneviève Fioraso, ont reçu les représentant-e-s étudiant-e-s de l’UNEF, à l’université Paris 13. Ils ont annoncé un nouvel investissement de plus de 80 millions d’euros dans les bourses. Celui-ci correspond à la deuxième étape de la réforme des aides sociales étudiantes amorcée en juillet 2013, qui permet d’atteindre un investissement total de 200 millions.

L’UNEF se félicite de l’investissement qui permettra à 77 500 étudiant-e-s d’accéder à l’échelon 0 bis et donc de bénéficier d’une aide de 1000 euros par an.

Pour autant, l’UNEF rappelle que le sujet du coût de la rentrée pour les étudiant-e-s est loin d’être réglé. Le syndicat revendique la revalorisation des bourses au niveau de l’inflation et le gel des tarifs obligatoires pour que le pouvoir d’achat de la majorité des étudiant-e-s ne se dégrade pas à la rentrée 2014.

 

77 500 étudiant-e-s supplémentaires bénéficieront d’une bourse à la rentrée

Alors que le gouvernement s’engage dans un plan de réduction des dépenses publiques sans précédent, son silence sur le financement de la deuxième étape de la réforme des bourses provoquait l’inquiétude des étudiant-e-s depuis plusieurs mois. En obtenant le financement de la réforme annoncée en juillet 2013, l’UNEF a prouvé que la mobilisation syndicale était le meilleur moyen de contraindre le gouvernement à tenir ses engagements envers les jeunes.

Près de 77 500 étudiant-e-s vont passer de l’échelon 0 à 0bis, et bénéficieront d’une aide de 100€/mois dès la rentrée prochaine. C’est une avancée importante pour ces étudiant-e-s jusque là exonéré-e-s des frais d’inscription et de sécurité sociale, mais qui n’avaient aucune aide pour subvenir à leurs besoins tout au long de l’année.

 

Le pouvoir d’achat des étudiant-e-s ne doit pas se dégrader à la rentrée

Selon l’observatoire de la vie étudiante (OVE), la moitié des étudiant-e-s disent connaître des difficultés financières. Les annonces du gouvernement permettront à une partie des étudiant-e-s de voir leur situation s’améliorer mais ne suffira pas pour empêcher une dégradation du pouvoir d’achat de l’ensemble d’entre eux à la rentrée.

Le gouvernement doit protéger les étudiant-e-s boursièr-e-s d’un décrochage de leur pouvoir d’achat. L’UNEF exige une revalorisation des bourses au niveau de l’inflation, dont le montant est pour l’instant gelé par le plan d’économie du gouvernement.

Le gouvernement devra fixer dans les semaines qui viennent les tarifs obligatoires de la rentrée (frais d’inscription, frais de sécurité sociale et prix du ticket restaurant universitaire). L’UNEF revendique le gel de ces tarifs pour que les étudiant-e-s n’aient pas à payer les conséquences de la réduction des dépenses publiques.

 

A quand une nouvelle étape vers une allocation d’autonomie ?

La réforme des bourses répond à un premier engagement pris envers les étudiant-e-s pour les années 2013 et 2014. L’UNEF restera mobilisée pour que l’engagement du Président de la République, la mise en place d’une allocation d’autonomie d’ici la fin du quinquennat, ne soit pas abandonné sous prétexte de réduction des dépenses publiques.