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Décès d’un manifestant à Sivens : l’UNEF exige la vérité et la fin de la répression policière

Dans la nuit du samedi 25 octobre, Rémi Fraisse a été retrouvé mort sur le chantier du barrage de Sivens dans le Tarn. L’étudiant de 21 ans est décédé à l’occasion d’affrontements entre manifestant-e-s et forces de l’ordre. Selon les déclarations du procureur d’Albi, l’explosion qui a causé la mort de Rémi Fraisse pourrait être liée à une grenade offensive de la gendarmerie.

L’UNEF apporte son soutien à la mobilisation contre le projet de barrage de Sivens. Un projet qui n’a jamais fait l’objet d’un débat contradictoire et public. Les coûts environnementaux, économiques et sociaux du barrage sont disproportionnés par rapport à son éventuel bénéfice.

L’UNEF condamne avec la plus grande fermeté la répression policière contre les manifestant-e-s. Parce qu’elles souhaitaient à tout prix empêcher l’installation durable des manifestant-e-s et le report du projet, les forces de l’ordre ont utilisé des méthodes inacceptables qui ont provoqué la mort d’un homme. Le mépris des pouvoirs publics envers les précédentes manifestations pacifiques a également participé à l’aggravation des tensions qui ont conduit au drame.

L’UNEF exige des pouvoirs publics une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur les conditions de la mort de Rémi Fraisse, la fin de la répression policière à Sivens et l’abandon définitif du projet de barrage.