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Frais d’inscription, sélection : 42 établissements hors-la-loi !

La situation financière des universités ne devrait pas s’améliorer. Le gouvernement annonce un budget en stagnation pour les trois prochaines années alors que les dépenses des établissements augmentent mécaniquement. Les universités devront prendre de nouvelles mesures d’économie : suppression d’heures de cours, fermeture de formations…  

Ce contexte de pénurie budgétaire est la première motivation des universités pour mettre en place des pratiques illégales. 

Frais d’inscription supérieurs au montant fixé nationalement par le ministère ou sélection des étudiant-e-s à l’entrée de la licence et du master : les universités redoublent d’imagination pour faire les poches des étudiant-e-s et limiter leur nombre d’inscriptions. 

L’UNEF publie un dossier complet recensant les pratiques illégales des établissements d’enseignement supérieur publics.

L’UNEF interpelle le gouvernement. Il doit faire respecter la loi et donner au service public les moyens de remplir ses missions pour offrir une formation de qualité à tous les bachelièr-e-s. 

Faire les poches des étudiant-e-s : 14 établissements pratiquent des frais illégaux

Ces dernières années, les recensements de l’UNEF avaient permis de réduire l’ampleur des pratiques illégales, mais la pénurie budgétaire risque de provoquer une nouvelle hausse. Certaines universités n’hésitent pas à facturer des services qui font pourtant partie des missions du service public : accès aux salles informatiques et aux bibliothèques, soutien pédagogique…. A l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Grenoble, 800 euros sont facturés en toute illégalité aux étudiant-e-s.

Sélectionner les étudiant-e-s à l’entrée de la licence et du master : 33 universités ferment leurs portes en toute illégalité

Pour tenter de faire face à la pénurie, de plus en plus d’établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles. Cette pratique est en totale contradiction avec la loi, qui affirme clairement le libre accès en premier et second cycle universitaire. Cette année, l’UNEF recense 33 établissements qui préfèrent s’affranchir de la loi plutôt que de respecter le droit de tous les jeunes à accéder aux études. L’université Paris 5 – Diderot propose 36 formations de licence ou master avec une sélection illégale à l’entrée.

Tout aussi inquiétant, les universités sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des capacités d’accueil pour limiter leur nombre d’inscriptions. Dans la filière Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) ce sont des centaines de bachelièr-e-s qui voient leur demande d’inscription suspendue… à un tirage au sort !

L’UNEF demande au gouvernement d’assumer ses responsabilités

L’UNEF interpelle la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur pour que les rectorats, trop souvent passifs face à ces pratiques illégales, fassent respecter la loi.

L’UNEF rappelle également que ces pratiques illégales sont le résultat de la pénurie budgétaire et revendique :

– Un plan d’investissement à hauteur de 1,6 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat. Il correspond à l’augmentation mécanique des dépenses des universités que la Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur a elle-même annoncé.

– Un changement du mode de financement des universités en abandonnant les crédits « à la performance » pour un financement qui répond aux besoins des établissements et garantisse l’égalité territoriale.

– L’utilisation des crédits des nouveaux Investissements d’Avenir pour financer des plans locaux pour la réussite des étudiant-e-s. Plutôt que de mettre en concurrence les établissements, ces moyens doivent être utilisés pour inciter l’ensemble des étudiant-e-s à prendre des mesures pour lutter contre l’échec massif en premier cycle.

Consulter le dossier (cliquer)